La naissance du capitalisme La construction des usines nécessitait beaucoup d argent ; plusieurs personnes mettaient des fonds en commun, et chacune possédait, selon sa mise, une partie du capital, divisé en " action " les industriels empruntaient également de l argent aux banques, qui se sont alors multipliées et ont convaincu les particuliers de leur confier leur argent. Pour gagner davantage d'argent, les industriels ont augmenté la productivité : ils ont construit des usines de plus en plus grandes et en ont amélioré l'organisation. Au début du XX siècle, ils ont inventé le travail à la chaîne.
Pour construire toutes ces usines, pour exploiter les mines de houille et de fer, il fallait des capitaux en quantité. Certains industriels, comme les Schneider au Creusot, furent les patrons d'immenses ateliers employant des milliers d'ouvriers. Mais, le plus souvent, la fortune d'une seule famille ne suffisait plus pour créer une grande usine. On eut alors l'idée de s'adresser à des dizaines d'épargnants. Chacun apportait une partie du capital et devenait propriétaire d'une usine nouvelle. Il pouvait, s'il le désirait, revendre sa part comme il aurait vendu un champ ou une maison. Il s'adressait alors à un marché spécial, la bourse où s'échangeaient des parts d'entreprises, appelée actions.
Ce marché était très souvent animé, car nombreux étaient ceux qui voulaient acheter des actions d'une entreprise qui faisait beaucoup de bénéfices. Les industriels s'adressaient aussi aux banquiers pour obtenir des capitaux. Devant cette forte demande d'argent, des banques nouvelles naquirent : la société générale en 1863, le crédit lyonnais en 1864. Les capitaux qu'elles prêtaient ne venaient pas seulement de la fortune de quelques familles, mais des petites sommes que des milliers de Français déposaient.